© 2016 par Marie-Aube Laniel pour la municipalité d'Upton

  • Facebook municipalité d'Upton

Municipalité d’Upton
810, rue Lanoie, Upton (Québec) J0H 2E0

450 549-5611     secretariat@upton.ca

Maison à mansarde

 

Cette résidence fut construite dans les années 1880 par Georges Paquette, un menuisier et voiturier qui y exploitait un commerce.

 

Delphis et Arthur Dufresne, d’autres voituriers, qui furent aussi forgerons, y installèrent l’atelier Dufresne et frères de 1901 à 1903. Puis, Alfred Cloutier y continua la tradition de voiturier jusqu’en 1919.

 

Cette maison abrita aussi les sœurs Normandin, chapelières de profession. Le petit commerce, logé dans la résidence, était situé en façade sur la droite. Une grande galerie couverte donnait de l’ombre aux vitrines et protégeait par le fait même les chapeaux exposés.

 

Dans leur petit atelier, les sœurs Normandin fabriquaient les chapeaux qu’elles revendaient aux dames d’Upton et à la clientèle des paroisses voisines. À cette époque, il existait un modèle de chapeau pour chaque occasion. On pouvait admirer les créations des sœurs Normandin lors des offices religieux puisqu’il était de mise pour les dames d’y paraître coiffées d’un chapeau.

 

Lors des guerres mondiales, le monde de la mode subit des bouleversements dus aux pénuries de matériaux. Les chapeliers virent alors l’apparition de matériaux de substitution comme la rayonne, la paille et le liège. Élément de mode, suivant les styles et variant selon les époques, le chapeau fut un élément indispensable de la toilette féminine et masculine jusque dans les années 1960.

 

La maison à mansarde est située à gauche sur la photo

Source : Michel Phaneuf

Source : Musée Saint-Éphrem, fonds Pierre Bernard

Atelier des soeurs Normandin.

Source : Musée Saint-Éphrem, fonds Pierre Bernard

 

Période de construction au Québec : 1850-1920

La maison à mansarde constitue une version populaire et modeste de l’architecture résidentielle de style Second Empire. D’abord populaire en France, ce courant architectural a transité par l’Angleterre puis par les États-Unis avant d’apparaître au Québec, dans la seconde moitié du 19e siècle. En premier lieu réservé aux bâtiments publics et institutionnels, il fut rapidement adapté à l’architecture résidentielle des maisons bourgeoises, répondant au prestige recherché par les notables. De ce style, la maison à mansarde conserve la toiture typique composée d’un terrasson et d’un brisis.

 

Ce toit dit « à la Mansard » doit son nom à l’architecte François Mansard. Il constitue la principale caractéristique de ce courant architectural et l’un de ses grands atouts. En effet, le toit « brisé » permet de dégager l’espace des combles et de rendre l’étage complètement habitable. C’est un avantage non négligeable à une époque d’importante croissance démographique.

 

L’élégante silhouette de la maison à mansarde s’observe dans plusieurs cœurs villageois et est aussi présente en bordure des rangs. On retrouve quelques spécimens de ce type de maison répartis sur l’ensemble des huit municipalités de la MRC d’Acton.

 

Source : Service d'aide-conseil en rénovation patrimoniale (SARP)

 

Source : Service d'aide-conseil en rénovation patrimoniale (SARP)

La maison à mansarde lors du défilé du centennaire d'Upton, 1956.

Source : Michel Phaneuf

La maison à mansarde en 1985.

Source : Michel Phaneuf